0
Portrait: Chloé Ribeiro et Amélie Sébille-Danet

2017. 06. 19.

iStudy

Au-delà de la pression et de la compétitivité que l’on attribue volontiers aux cursus de la santé, Chloé et Amélie nous dévoilent aujourd’hui sans détours et sans regrets, leur parcours passionné. Une motivation hors-pair pour se bâtir un avenir concret, au service de l’humanité. Rencontre avec deux étudiantes de la HEdS, à la détermination hors-pair.

Quel est votre parcours jusqu’à aujourd’hui ?

Chloé: Après avoir ob-tenu ma maturité en 2013, je me suis lancée en 1ère année de méde- cine au CMU de Genève. Comme pour beaucoup de personnes, je n’ai malheureusement pas réussi la première année et ceci, deux années consécutives. Un autre parcours m’attendait, j’en suis persuadée aujourd’hui, mais il m’a fallu du temps pour m’en rendre compte. Je me suis finalement redirigée vers l’HEdS pour me lancer en première année de sage-femme, qui consiste en la passation d’examens psycho- techniques. La difficulté réside dans le fait que seulement une trentaine d’étudiants par an y ont accès. Dans le doute, je me suis quand même inscrite en première année de soins infirmiers au cas où je ne serais pas prise. C’était d’ailleurs une bonne initiative, car en 2016, j’ai échoué à cet examen pour peu mais déterminée plus que jamais à poursuivre mes études dans ce domaine, j’ai pu retenter ma chance en mars dernier et être finalement admise en septembre prochain. Je m’apprête donc à arrêter ma première année de soins infirmiers pour prendre un nouveau départ dans la filière sage-femme. Je me réjouis tant !

Amélie: J’ai réalisé un bac scientifique en France puis j’ai effectué un an et demi de médecine à Genève où je n’ai pas réussi les examens de première année. Ne sachant pas que faire par la suite, je me suis redonnée une seconde chance en France où j’ai alors pu me rendre compte que la médecine ne me convenait pas. J’ai décidé de rester dans le domaine de la santé et j’ai choisi la profession d’infirmière, qui semblait correspondre aux critères que je cherchais pour mon futur métier.

Avez-vous toujours voulu faire des études dans ce secteur ?

Chloé: Oui, c’est un domaine qui m’a toujours beaucoup intéressée. Je trouve le développement de l’être humain absolument fascinant. Je trouve cela magique et je pense que c’est un immense privilège de pouvoir accompagner les parents durant ce processus.

Amélie: Oui, d’abord la médecine puis les soins infirmiers. Mes parents sont tous les deux infirmiers et cela m’a donc probablement influencé inconsciemment à m’intéresser à ce domaine.

Comment vous y êtes vous pris pour choisir votre école ? Quels critères étaient importants ?

Chloé : J’ai choisi la seule haute école de GE qui pourrait me délivrer un Bachelor en sage- femme. La notoriété et la localisation de l’HEdS ont été des critères importants pour moi.

Amélie: Je souhaitais retourner à Genève pour mes études donc il était logique que je me dirige vers la Haute école de santé. J’en avais entendu du bien et cela me permettait de réaliser des stages à Genève où je souhaite exercer par la suite.

Quelle est la journée type d’un étudiant dans ce cursus ?

Chloé : Je ne sais pas encore mais probablement une alternance de cours théoriques et de cours pratiques.

Amélie:Les journées sont toutes très différentes car nous avons un emploi du temps qui change tout le temps. Parfois nous sommes en cours de 8h à 17h et parfois seulement le matin ou l’après-midi. Nous sommes souvent séparés en plus petits groupes pour les séminaires et la pratique, car nous sommes une volée de 160 étudiants. Après les cours, je vais généralement faire des fiches ou réviser à la bibliothèque si je suis encore motivée après une jour- née à l’école.

Quelle est votre botte secrète pour réussir dans la santé ?

Chloé: Je dirais être naturelle le plus possible. Se laisser guider par la personne que l’on prend en soins. Se faire confiance et aider la personne dans son projet de vie. Etre avec et pour l’autre avant toute chose.

Amélie: Les amis et la motivation! Avoir des amis dans la même volée permet de décompresser et de s’entraider pour la réalisation des différents travaux. Cela permet aussi de garder la motivation qui est parfois mise à rude épreuve durant certains stages et durant les périodes d’examens.

Quels sont vos projets, après les études ?

Chloé: J’aimerais beaucoup travailler pour le CICR. Je pense que ça peut énormément m’apporter sur le plan personnel; c’est une façon de sortir de sa zone de confort et mieux appréhender la réalité, qui est différente de celle que l’on voit sur les écrans.

Amélie: J’aimerais pouvoir travailler environ une année et passer dans différents services pour me former encore et voir ce qui me ‘plairait le mieux. Ensuite, j’aurai aimé faire un tour du monde avant de vraiment m’établir dans un service. Si c’est possible j’aimerai ensuite me spécialiser, mais je ne sais pas encore dans quoi, l’hypnose m’intéresse assez donc pourquoi pas. 

 

p-Chloé.jpg

Chloé Ribeiro

 

p-Amélie .jpg

Amélie Sébille-Danet