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L'apprentissage en Suisse, un exemple pour le reste du monde !

2016. 04. 04.

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L'apprentissage en Suisse, un exemple pour le reste du monde !

La Suisse, petit pays par sa taille, si riche par ce qu’il offre. Au fil des ans, le mode de vie helvétique est devenu un exemple pour nos voisins. A voir même que l’Hexagone nous jalouse et que l’Espagne prend exemple sur nous. La Suisse est un exemple de réussite car ici il y a du travail pour tous !

Le monde ne cesse de parler de crise économique. Ça ne veut pas dire que la Suisse en est épargnée, mais que depuis de nombreuses années elle a su s’armer contre le pire. Sa neutralité a son mérite, son non-engagement auprès de l’Union Européenne a su maintenir son économie et son système éducatif hors paire permet à quiconque de faire des études et surtout de travailler dans un domaine qui lui plait. Son taux de chômage est le plus bas d’Europe et celui qui touche les jeunes entre 15-26 ans est très faible comparé à la moyenne européenne. En effet, en Suisse on compte 6,4% de jeunes chômeurs en 2015 contre 20,3% pour l’UE ! Vous aurez donc compris que ce pays humble et discret a trouvé la bonne formule contre la crise : L’APPRENTISSAGE POUR TOUS ET DES DÉBOUCHÉS VARIÉS ! Obtenir un CFC mécanicien ou cuisinier n’est plus mal vu dans notre société. Faire un apprentissage à notre époque c’est s’engager dans la vie active en ayant choisi, dès 15 ans, le métier que l’on veut exercer. A un rythme de deux journées de cours par semaine et le reste du temps en travaillant, permet aux jeunes de se spécialiser dans une activité professionnelle, d’apprendre sur le tas et d’évoluer plus rapidement dans une entreprise.

La Suisse attache énormément d’importance à son système éducatif et aujourd’hui ce n’est plus un simple CFC que l’on obtient, mais une maturité professionnelle qui ouvre les portes aux grandes écoles, tels que les HES (Hautes Ecoles Spécialisées) afin d’obtenir un master ou aux universités académiques. Il n’y a donc plus de raisons de ne pas étudier, ni de ne pas atteindre le niveau scolaire désiré. L’apprenti n’est jamais coincé dans une filière. Si il y a un tel engouement pour les apprentissages, c’est parce que les pouvoirs publics y mettent les moyens. Les Chefs d’entreprise, les syndicats et organismes de formation s’impliquent sans la moindre réticence dans les commissions d’apprentissage, se réunissant une fois par année. Le financement des apprentis est assuré à la fois par les entreprises et la contribution des finances publiques. C’est un exemple qui attise la curiosité de nombreux pays. En 2015 plus de 30 délégations en provenance de la Chine, de la Corée du Sud ou la France ont visité le pays pour en savoir plus sur notre réussite économique dont celle de notre système d’apprentissage.

Plus de 250 cursus sont proposés aux jeunes et ceci dans toutes catégories confondues, qu’elles soient dans le secteur hôtelier, restauration, ingénieur, mécanique, design, informatique, commerce et en communication, tout est possible, d’autant plus que les entreprises embauchent ! C’est le cas de LEM, cette PME leader mondial des capteurs de courant confirme son enthousiasme à contracter des apprentis électriciens, monteurs, ou encore mécaniciens. Notez que notre conseiller fédéral Guy Parmelin a fait un apprentissage d’agriculteur et Ueli Maurer, notre Chef du département fédéral des finances, a obtenu un apprentissage en commerce. A partir de là rien ne peut vous arrêter ; l’apprentissage mène donc au sommet de la gloire !

Par Nicole Kranz