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Interview: Ilke Bulut et Jordan Baddi

2017. 06. 19.

iStudy

Ils sont en lice cette année pour des compétitions de haut rang -Ilke pour le championnat d’Europe avec la sélection suisse et Jordan pour les championnats du monde-. Rencontre avec deux jeunes sportifs au centre de préparation physique Sport Quest à Plainpalais. 

ju-Jordan et Ilke accompagn+®s de leur coach, Michael Vincent2.jpg

Ilke Bulut27 ans - Ceinture noire de Jiu-jitsu brésilien depuis 3 ans - 9 titres européens, médaillé d’argent des Championnats du Monde en décembre 2016.

Ca a toujours été une passion pour toi les arts martiaux ?

J’ai commencé avec le judo super jeune, mes parents m’ont plus ou moins obligé parce qu’on était trois frères et c’était un peu la bagarre à la maison ! Au début, je n’avais pas vraiment d’intérêt pour ça, mais c’est quand j’ai commencé à faire deux trois compétitions que j’ai appris à aimer ce sport. Par la suite, je me suis blessé au dos et j’ai arrêté. C’est mon grand-frère qui m’a proposé en 2005 de faire du Jiu-jitsu brésilien même si au début à cause de blessure, je n’étais pas trop pour. Mais j’ai tout de suite aimé, repris la compétition après 3 mois et depuis je n’arrête plus !

Comment se passe ta journée type ?

On commence l’entraînement à 10h30 à Cointrin (au club de Jiu-jitsu). On a un programme pour la semaine: ça peut être répétition de techniques pen- dant une heure après combats ou plus spécifique, avec un temps limité et intensif de combats. Après à 12h il y a l’entraînement où tous les participants du club peuvent venir : petit échauffe- ment, partie technique aussi et beaucoup de combats. On fait une ensuite une pause, on rentre, on mange et si on a la préparation physique ici (ndlr: chez Sport Quest) l’après-midi avec Michaël Vincent, notre entraîneur, là on fait beaucoup plus de musculation. Le soir, c’est aussi beaucoup de combats et/ou une petite partie technique.

Qu’est-ce qui te plaît dans le Jiu-jitsu ?

Beaucoup de choses! Il n’y a aucune frappe directe, bon après vu que ça bouge beaucoup ça peut arriver qu’on se prenne un coup. Ce que j’aime c’est le côté très physique, très complet et dont le but est de contrôler l’adversaire. Debout, c’est assez similaire au Judo mais une fois que l’on passe au sol, c’est beaucoup de contrôles, de clés articulaires... Il y a beaucoup de techniques, on apprend tous les jours.

Tu te vois où dans 5 ans?

Sûrement en train de combattre encore! Il y a des catégories d’âge donc de 18 à 30 ans, on est dans la catégorie adulte et une fois passé 30 ans, il n’y a rien qui nous oblige à combattre. Pour l’instant j’ai 27 ans, je pense que je peux encore largement combattre en adulte, en tout cas jusqu’à 32-33 ans. Je donne aussi des cours à des enfants depuis un moment et je fais des remplacements pour les adultes. J’ai envie d’ouvrir mon club. Après ma carrière, je veux enseigner, ça c’est sûr.

As-tu une devise, quelque chose que tu aimerais partager avec les jeunes qui se lancent dans le sport ?

J’ai acquis beaucoup de sagesse avec ce sport et de la persévérance! Par exemple, après une compétition que l’on perd, forcément on peut être un peu démotivé et triste... Mais il faut toujours se dire qu’il y a aura une autre compétition et que l’on va pouvoir faire un meilleur résultat. Pour moi, cela n’a jamais été une option d’abandonner !