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Interview: COLD BATH

2017. 06. 18.

iStudy

Nous avons rencontré Alexandre Merlin, leader et chanteur du groupe Cold Bath, anciennement connu sous le nom de The old Bones. Composé de Baptiste Parrachini à la batterie, Antoine Gilliéron à la basse et de Jérémy Spagnolo à la guitare, ce groupe made in Geneva ouvrira le Gena Festival le vendredi 7 juillet. Une occasion pour les festivaliers de découvrir les titres tirés de leur dernier album « Nomad » sorti en octobre 2016. 

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Comment s’est formé votre groupe? Vous vous connaissiez avant ?

A la base, on ne se connaissait pas du tout. J’avais l’envie de former un nouveau groupe et surtout de recruter des musiciens qui correspondaient à mes attentes. J’ai alors contacté Baptiste et Antoine après les avoir vu jouer. On a fait une répétition et ça a tout de suite collé, mais on a réalisé qu’il nous manquait un guitariste. C’est là qu’est venu Henry, qui étudiait avec Baptiste et Antoine. (NDRL: Henry a depuis quitté le groupe et été remplacé par Jérémy, guitariste des Cats Never Sleep). 

Quels artistes influencent votre façon d’écrire et de composer ?

Comme nous n’avons pas grandi ensemble musicalement, nos influences sont très différentes. C’est justement ce qui nous a donné notre identité et notre force. 

Pourquoi avoir choisi de chanter en Anglais ? Est-ce pour pouvoir percer à l’étranger ?

J’ai été bercé par le Rock anglo-saxon depuis mon plus jeune âge, en écoutant notamment des artistes comme Billy Haley ou encore Led Zeppelin. Il n’y a pas de projet commercial là-derrière et ce n’est pas non plus par facilité car ce n’est pas ma langue maternelle. C’est juste par mimétisme.

Quand on écoute votre album, on ne peut pas s’empêcher de remarquer le rapport à la nature et au corps. Tu as envie de nous en dire un peu plus à ce sujet ?

C’est vrai que je parle beaucoup de déconnection, du désir de revenir à l’essentiel, de revenir à la nature. Mon voyage de quatre mois en Amérique latine a eu une grande influence sur mes textes et plus particulièrement sur mon rapport à la nature. J’ai aussi beaucoup été influencé par «Blast» une BD de Manu Larcenet qui évoque le rapport au corps et à la nature.

Si tu pouvais donner un conseil aux jeunes qui, comme vous, souhaitent se lancer dans la musique ou dans une activité artistique, ce serait lequel ?

Pour que ce soit authentique et le plus puissant possible, il ne faut pas hésiter à sortir et partager ce qu’on a au plus profond de soi, parce que c’est de cette manière que c’est le plus touchant. Il ne faut pas hésiter à assassiner sa pudeur et partager avec les gens. C’est pour ça que la scène fait sens pour moi.

Y-a-t-il une salle ou un festival qui te fait rêver ?

On n’a pas d’objectif particulier avec Cold Bath, mais mon rêve serait de jouer à Genève, dans un festival éclectique dans lequel il y aurait Cold Bath, un gros nom du hip-hop genevois comme MA-KALA, un gros nom de la scène électro genevoise, un gros nom de la pop et du jazz. Une sorte d’évènement où on casse les barrières et où on réunit les gens. C’est un projet que j’ai avec le collectif que j’ai monté, Som Squad. 

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Mandy

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